Wake Wood
Toujours traumatisés par la mort de leur fille unique Alice, suite à l’attaque d’un chien enragé, Patrick et Louise déménagent dans la petite bourgade reculée de Wake Wood. Là-bas, alors que la vie reprend son cours, ils apprennent qu’un rite païen séculaire pratiqué dans la région pourrait leur permettre de déjouer le décès de la fillette de neuf ans et passer ainsi trois jours de plus avec elle…
Critique:
Nouvelle production de la Hammer, Wake Wood est rendu sympathique par son côté rétro appuyé puisque le film lorgne fortement vers les productions fin 70, début 80. Par son sujet d’abord : un couple endeuillé par la perte de leur unique enfant. Par son traitement ensuite puisque l’horreur est ici organique, les plans sanglants adoptant un côté réaliste, naturaliste, vie et mort étant étroitement mêlées. Wake Wood est un film pour public averti. La violence n’est ni gratuite ni particulièrement graphique. Le sang coule à l’ancienne, épais et capiteux, les victimes meurent le visage figé sur une expression d’horreur, les yeux exorbités. Si le scénario ne réserve pas de grande surprise, le métrage respecte les codes du genre et propose une histoire où le malaise s’installe insidieusement sans effet de manche inutile. Le tout se sirote très agréablement. (Creex)

Sympa : ca rappelle par contre un peu trop Simetiere (avec un S, merci) de Stephen King…